Leçon de belge

ALLEZ !:

Mot multi-fonctionnel "allez hein, te laisse pas aller" ou alors "mais allez, qui a fait ça ?" ou enfin: "allez, pourquoi tu dis ça menant (pour maintenant) ?"

jeudi

E-marketing Awards 2011 : grand prix pour Buzzman et sa campagne Tipp-ex

Déjà triplement primée au Cristal Festival de décembre 2010 et immortalisée dans les collectors de Culture Pub, la campagne interactive "A hunter shoot a bear (or not!)" réalisée par l'agence française Buzzman pour le leader européen des produits de correction Tipp-ex, triomphe d'ingéniosité et rafle les prix les plus prestigieux. Un succès tel qu'il est difficile de retrouver le site de la marque tant les pages de la recherche Google regorgent de buzz! Nouvelle récompense au tableau de chasse de Buzzman : le grand prix des E-marketing Awards 2011.



Pour vivre la suite de la "Tippexperience" et découvrir les 42 variantes imaginées par l'agence en fonction des réactions des internautes devenus cyber-acteurs rendez-vous ici sur Youtube .
Un petit pas pour l'ours, une révolution pour les campagnes interactives !

lundi

Benoit Poelvoorde, pour une Belgique "au poil" !

Notre déjanté compatriote, l'acteur et réalisateur Benoît Poelvoorde, donne un coup de pouce au plat pays en proposant une grève de rasoir aussi longtemps que la Belgique s'obstinera à rester désunie. Il se laissera donc pousser la barbe, et nous, les filles qui voulons suivre le mouvement, on arrête l'épilation !
Pourvu que la situation se débloque rapidement, et que "Vive la Belgique" !
Pour mémoire, notre devise nationale : Eendracht maakt macht / L'union fait la force

Marre de 2010 ? C'est simple, passez en 2011 !

2010, sa crise, ses intempéries, ses fourberies, ses déceptions ...
Ras le bol ?
Equipez-vous de la nouvelle version 2.0.1.1., plus conviviale, plus sincère, plus libre, moins individualiste, bref, simplement heureuse... disponible dès à présent partout dans le monde !
2011, c'est un état d'esprit !

Pendant que les parodies des voeux de Nicolas Sarkozy font le buzz et que les créas hibernent, voici un top 3 des vidéos qui placent ce début d'année sous un ciel "anxio-techno-cruel".
A moins que vous n'en découvriez d'autres...
 

















Happy New Year 2011
Merry Christmas and Happy New Year 2011 www.artaban.tv
envoyé par artabantv. - Futurs lauréats du Sundance.


Où bien, restez en mode "belge et blonde" avec le chat de Philippe Geluck !
Et bonne année à vous !

Avez-vous déjà vu ? Du top contenu pour le Web !

Ce n'est pas nouveau, mais comment résister par temps gris et froid à refaire sa sélection des meilleurs épisodes de cette série d'animation française, créée en 2006 par Pierre-Alain Bloch pour la télévision, dont le format (45 sec) et le graphisme sont si seyants au web ! Vous reconnaîtrez la voix (et probablement de nombreux délires) d'Alain Chabat. Comme il serait bon d'être une petite souris pour participer à la création de ces bonbons média !
Et dire que c'est un job ! Et pas le mien !!

Oups ! Les videos ne sont plus accessibles, dommage. En espérant que "Chez Wam", la société de production d'Alain Chabat (et non le resto homonyme ) qui est en train de "faire le ménage" sur le Web nous laisse un site demo ou quelques teasers ou un best off ou un épisode de la fée Fagot... Pitié !
Oh non, ils ont même enlevé "une famille d'allumettes", le numéro 110, suis dégoutée !

Avez-vous déjà vu...les 150 épisodes ? Vite, il en reste quelques-uns à "googleliser" !

dimanche

L'incorrigible légèreté d'Henri IV aux Mathurins

Daniel Colas, auteur - metteur en scène et co-directeur du théâtre des Mathurins, rend hommage à Henri IV, bien aimé roi de France aussi pacificateur que séducteur.
Loin de Shakespeare, cet Henri IV, façon "pour les nuls", traduit sur scène un fort agréable divertissement. Respectueuse du rythme et de la langue de l'époque, l'écriture contemporaine fine et enlevée mène la cadence d'une histoire joliment racontée.
Une pièce qui ne fait pas l'économie du talent, allant des nombreux comédiens (c'est devenu tellement rare), des costumes bien taillés (chapeau Mr Vuillermoz) à une mise en scène ponctuée de tableaux clairs-obscurs.

Jean-François Balmer est Henri IV (ou l'inverse) fragile et fort, mis à nu dans sa plus grande faiblesse : son inclination immodérée pour la jeunesse de Melle de Montmorency (Coralie Audret) au grand dam de son épouse Marie de Médicis (Béatrice Angenin), de ses proches conseillers Rosny, Epernon, Bassompierre (Yvan Garouel, Jean-Yves Chilot, Xavier Lafitte) et du prince de Condé ( excellent Maxime d’Aboville) cocu préssenti de la farce.
Bref, une scène bien pleine qui mérite les applaudissements d'une salle comble !

mercredi

La grande Nuit des rois du Comedia

Voici une salle qui devrait être comble! La scène du très joli théâtre Comedia, un de ces rares endroits où l'odeur et le rembourrage des sièges ne présage pas l'inéluctable décrépitude, affiche une Nuit des rois pas comme les autres. Un petit bijou de spectacle à la hauteur du grand théâtre anglais et de Shakespeare, sa figure de proue, dont les nombreuses comédies (presque autant que de tragédies !) intemporelles, populaires et philosophiques, dépeignent avec intelligence la comédie humaine. Du théâtre, enfin !
Pour endiabler l'intrigue, une dizaine de comédiens de haut vol tous accordés au même violon brillamment mis en scène par Olivier Briançon donnent le meilleur sans concession.

Alors, à table, cette Nuit là est une délicatesse gourmande et joyeuse à déguster bouche bée.


avec Sara Giraudeau (extraordinaire!), Arié Elmaleh (quelle voix !), Chloé Lambert, Henri Courseaux, Yves Pignot, Yannis Baraban, Jean-paul Bordes, François Siener, Emilie Cazenave, Thibaud Lacour, Aurore Staudercauchy, Sophie Mercier, Pierre-Alain Leleu.

La Nuit des rois au Théâtre Comédia 4, boulevard de Strasbourg 75010 PARIS• du mardi au vendredi à 20h30• le samedi à 17h et 21h • le dimanche à 17h jusqu'au 3 janvier 2010.

jeudi

Muriel Robin et Annie Grégorio Diabloguent au Marigny

Drôle de rencontre que celle de deux femmes parlant de choses ordinaires dans un langage hors du commun.
Les sketches radiophoniques de Roland Dubillard adaptés ensuite pour le théâtre sont à l'origine de ces saynètes loufoques et absurdes (qui rappellent les "Oignons"du poête belge Norge) réunissant Muriel Robin et Annie Grégorio au théâtre Marigny sous l'oeil amusé du metteur en scène Jean-Michel Ribbes qui se colle à l'exercice après Anne Bourgeois en 2007 avec François Morel et Jacques Gamblin.



Comme un bateau sur l'eau, Murielle Robin, déjà adepte de la dérision dans ses meilleurs sketches (comment oublier Mme Dupin, les cheveux poussant de l'intérieur, voulant épouser sa voisine!) évolue dans son élément face à Annie Grégorio qui lui renvoie la balle taping tapong sans sourciller. Pas facile pourtant d'occuper l'espace aux côtés d'un monstre sacré du one-woman show. La mise en scène astucieuse accentue le rythme et la folie douce des joutes verbales dans un décor tout fourré de fausse fourrure aussi farfelu que la pièce.
Les scènes se succèdent, parfois inégales, mais sans conséquence sur le succès global de cette délirante et audacieuse (tout le monde n'étant pas né belge et surréaliste) proposition. Les situations rocambolesques se suivent de la scène du plongeoir à celle de la recherche de l'oiseau à tête d'ampoule "gobe-douille". Le public, rassasié, conquis, quitte la salle diverti à souhait.
"Les Diablogues" au théâtre Marigny jusqu'au 31 décembre Du mardi au samedi : 19 h (Relâches exceptionnelles les 10 novembre, 8, 9, 10, 11 & 12 décembre)

mardi

Bucquoy inaugure son musée du slip à Paris

Le webzine BIP ("Belgian in Paris") nous avait prévenus, l'événement sortirait de l'ordinaire et, de fait, l'inauguration du musée du Slip en compagnie de l'artiste belge Yann Bucquoy à la Galerie Immanente fut un moment d'anthologie.

Monté à la capitale (enfin, de la Belgique on descend, mais soit) avec sa baraque à frites et quelques fûts de blonde bruxelloise Taras Boulba, la soirée brillât de convivialité.

Son oeuvre est une bizarrerie qui ne laisse pas indifférent. Réalisateur célèbre au plat pays d'une suite de films sur le thème de "La vie sexuelle des belges", peintre et amuseur surréaliste, Yann Bucquoy est au slip ce que Max Ernst est au collage !

A l'origine, son constat : imaginer les gens en slip les rend humains tout célèbres ou redoutés soient-ils.
Beaucoup en rêvaient, Yann, l'a fait !
Au final, une collection de slips cultes de Plastic Bertrand, Jean-Marc Barr à Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris, authentifiés, portés mais... propres; une série de portraits culottés; quelques toiles et de surprenantes postures d'un Tintin à la "b..." mystérieuse!
Certains hommes politiques invités à se désliper pour l'occasion ont répondu avec malice, d'autres sans-culottes ont laissé l'offre lettre morte. On s'amusera donc des futures aventures de l'iconoclaste dans son prochain tour de France à la chasse au slip.
Et si vous êtes célèbres, confiez-le-lui donc, votre slip, ça vous portera sûrement bonheur.
du 6 au 21 novembre 2009, au centre d'Art Immanence, 21, Boulevard du Maine 75014.

vendredi

Un oreiller... ou 3 ? Mystification aux Nouveautés

Abandonné seul sur scène par l'auteur Ray Cooney et Olivier Belmondo le metteur en scène, Paul Belmondo peine dès l'ouverture du rideau. Difficile de raconter une histoire sans intérêt, de dire un texte répétitif, pauvre,médiocre dont seul un comédien émérite aurait peut-être pu tirer quelque chose.
Certes, on ne peut que plaindre Paul Belmondo dont la détresse est touchante et s'interroger sur l'intérêt de monter une pièce sur la seule base de noms célèbres. Alors que de nombreux spectacles de qualité errent de caves en salles pourries, voilà comment les temples ayant pignon sur rue font le mauvais calcul de ne pas remplir leur jauge. Car la salle est vide, le public n'est pas sot !

Incidemment, l'autre comédienne sur scène se nomme Depardieu,Delphine, la nièce, et c'est elle, aguerrie au métier, qui porte la pièce à bout de bras.
Encore une belle carotte pour nos soirées théâtre à la télé !
Un oreiller... ou trois : bande annonce Théâtre des Nouveautés

jeudi

Le phénomène Iphone : du pain, des jeux ?

Alors qu'Apple annonce que l'Iphone vient de passer la barre des 100 000 applications sur l'App store, la question omniprésente est "pourquoi faire ?"
Incontestablement, il y a les applis pratiques voire essentielles sans lesquelles on ne peut plus vivre. Ensuite, celles qu'on aimerait bien avoir mais qui ne sont pas gratuites, et ça, c'est pas drôle. Enfin, les inutiles, probablement la plus grande majorité.
Le phénomène des applis Iphone représente certainement un sujet d'étude sociologique planétaire riche en enseignements. Le besoin de nouveauté, de changement et la prolifération d'idées apparaissent nettement dans l'air du temps. Ce même temps qui se raréfie et fait défaut au commun des mortels.
Et pourtant, en testant Rate me, une petite appli dont l'ambition n'est autre que de nous amuser, il est intéressant d'observer que le comportement humain dans un environnement technologique de plus en plus pointu reste fidèle à ses instincts primaires : une fois qu'on a du pain on veut des jeux!
Pas la peine de se torturer les méninges pour innover : le cocktail sexe - jeu - égo ne saoule pas encore.
Voyez par vous même, c'est édifiant.

Rate me propose simplement d'envoyer une photo de soi et de la soumettre au vote des autres.
Résultats : l'appli se positionne en 102ème position dans l'AppStore Français et compte en quelques semaines près de 300,000 votes pour 10,000 photos envoyées.
On se prend vite au jeu de connaître les votes et commentaires recueillis par notre oeuvre (l'art n'a rien à voir ici) et de découvrir les photos proposées. La surprise est de taille, les paysages de vacances font place aux portraits ... et pas nécessairement cadrés sur des têtes.
Sans être grand clerc, on peut conclure que notre génération a encore du temps à occuper, qu'elle ose sans complexe et clame son égo, et que les femmes, plus sages et inventives pourrait-on penser adorent exposer leurs charmes aux regards inconnus.
Allez refaire le monde !

mardi

Stromae, le maestro belge fait danser le Top 50

Kukeleku (eh, oui, c'est cocorico en flamand!)
"Alors on danse"le single qui déchire est à découvrir sur Itunes, si ce n'est déjà fait !


Le maestro Paul Van Haver, alias Stromae, jeune bruxellois de 24 ans rappe, compose, mixe, écrit dans un univers hip hop électro depuis ses toutes jeunes années. Carrément dans son époque, il a tout compris, c'est un artiste 2.0 à part entière : une gueule, un style qu'il blogue, buzze, twitte ... du pur son et du fait maison... L'album devrait sortir en 2010.
Les dancefloors n'ont qu'à bien se tenir car c'est un phénomène, ce ket !

Le bougre a du talent et s'est fait remarquer au travers d'une série de vidéos "leçons" de composition. Voici la leçon N°8, ou comment on crée un tube !


Edouard VII : des sentiments provisoires en demi-teintes

Le prestigieux théâtre Edouard VII réunit actuellement à l'affiche un trio de ténors : Sylvie Testud, Pierre Arditi et François Berléand.

Cela ne suffit pas !
Encore faut-il un texte, et, pourquoi pas une intrigue !





Les auteurs contemporains peinent à égaler la truculence des classiques au théâtre et Gérald Aubert ne fait pas exception avec ses "Sentiments provisoires".
L'histoire est jouée dès le premier tableau quand les 3 personnages, que l'on retrouvera dans le même état à la fin, nous livrent d'emblée leurs états d'âme. L'un est quitté, l'autre quitte et le troisième attend. Difficile dès lors de croire à quelques rebondissements. La messe est dite... et sera longue!
Pierre Arditi, en cocu admirable, souffre avec talent, humour et noblesse. François Berléand, les épaules basses, espère sans y croire. Sylvie Testud, encore un peu Sagan, pousse l'indifférence jusqu'à l'absence. Trop de talents probablement posés sur un socle assurément fragile.

Une usine à design à prix mini en ligne : un nouveau souffle déco pour internautes créateurs.








Issu d'une rencontre de passionnés de design, de Web, de fabrication de meubles de qualité, voici un site tout beau, tout neuf pour nous aider à décorer nos intérieurs de manière unique et personnelle sans nous ruiner.

Le projet de l'"usine à design"est bourré de bonnes idées : une ergonomie moderne et ludique qui rend la boutique virtuelle accueillante et pratique avec son système de visualisation instantané; la possibilité de personnaliser à l'envi la plupart des produits selon son humeur et son style mais aussi l'économie substantielle proposée grâce à un système de fabrication optimisé dans des délais très raisonnables.

Les différents espaces du catalogue alternent collection permanente et éditions limitées, sortes de "ventes privées" permettant de profiter d'offres particulièrement intéressantes avec ou sans personnalisation.
Les designers sont bienvenus et invités à soumettre leurs créations aux votes des internautes.
Les chasseurs de bonnes affaires profiteront de bons de réductions, options de parrainage et jeux concours .

Une nouvelle expérience d'achat se profile rendant le design accessible aux internautes devenus de véritables créateurs. Le défi est lancé sur http://www.usineadesign.com/ .

lundi

En tus brasos : court métrage d'animation Tango

On tombe dans le tango souvent par hasard. Un air de musique au détour d'une ruelle perdue magnétise les pas et mène imperceptiblement le curieux hypnotisé devant un spectacle dont il ne peut soupçonner l'existence. Dans une salle improbable aux accents surannés, des couples silencieux évoluent comme des elfes semblant ne pas toucher terre. Les notes sont puissantes, les gestes inspirés, les femmes aux paupières closes s'abandonnent au langage des corps. Impossible de résister à l'envie d'en être et de toucher comme eux l'absolu. Commence alors un long apprentissage semé de discipline, de dépassements, de doutes, de solitude accentuée d'incompréhensions. Là comme ailleurs, le Graal est le parcours intérieur. Et puis un jour, apparaît l'autre, avec lequel tout est possible. La quête de l'accord parfait est alors récompensée d'un voyage inédit au monde du suprême, un peu moins triste, un peu moins seul, ailleurs. Sans un mot, en regards, en sourires, la vie s'illumine...le temps d'un tango.










Réalisateurs : François-Xavier Goby, Édouard Jouret, Mathieu Landour

"Le plus grand danseur de tango des années vingt est cloué dans un fauteuil roulant après un accident. Grâce à sa femme, il retrouve l'usage de ses jambes le temps d'une danse imaginaire."

Merci à Philippe Lévy pour la découverte de ce merveilleux court métrage.

INKALA, le bijou jazz d'André Manoukian

Enregistré en trio avec Laurent Robin à la batterie et Ira Coleman à la contrebasse, Inkala, le premier album d'André Manoukian est à la hauteur de son auteur : sensible, authentique, métaphorique, personnel et abouti. Inspirés de folk arménien, les 12 titres défilent avec une forme d'évidence mélodique. A la fois fenêtre sur l'orient et porte d'entrée vers un jazz sobre et accessible aux accents de gymnopédies, chaque thème est avant tout une histoire remplie de tendresse, ciselée dans cette gravité qui la rend si humaine.



Découvrir et acheter l'album

Prochain concert : jeudi 22 octobre 2009 au NEW MORNING

Les Insatiables : loin du boulevard

Certes, le dramaturge israélien Hanokh Levin disparu en 1999, écrivain contemporain atypique à la plume satirique et virulente, n'est pas un auteur facile et le pari d'adapter une de ses oeuvres loin d'être gagné d'avance.
Un public averti en vaut deux ! Adeptes du divertissement de masse ou du rire à répétition, ce spectacle ne va pas vous plaire.
Par contre, si vous souhaitez être surpris et avez la patience d'entrer dans un autre univers, si vous tolérez la rudesse et les mots crus de colère d'une première partie difficile, vous découvrirez une proposition de qualité.
D'abord, une scénographie inventive qui bat le rythme, égaie la noirceur du propos et devient extrêmement esthétique dans les tableaux qu'elle suggère (quel dommage de ne pas avoir pu prendre de photos ou de ne pas avoir accès au dossier de presse).
Ensuite, une véritable interprétation d'un trio de haut vol : Marianne James d'une sincérité touchante, balançant son coeur brisé entre Lionel Abelanski et Patrick Braoudé enfermés l'un et l'autre dans l'impossible lâcher prise.
Encore, la mise en scène (Guila Braoudé) saupoudre la dramatique comédie de légèreté que Marianne James rend jubilatoire. Petits pas de deux, petits pas de danse, chevauchée amoureuse scandée de "Oh, oui, Jonathan, c'est bien !"à cappella, voilà des moments d'anthologie qui servent aussi la profondeur du sujet.
Enfin, le sujet ! La quarantaine et ses ultimes possibles, le doute, les rêves, les choix, l'amour et son manque, la médiocrité et ses conséquences.
Profonde réflexion sur la vie et ce qui nous empêche si souvent d'être heureux.

Les Insatiables
15, avenue Montaigne 75008 Paris
Du mardi au samedi à 21h, samedi et dimanche à 16h30

dimanche

Spleen et réconfort à la Closerie des Lilas

C’est un jour de rentrée, de fin d’été où les feuilles jaunissent et commencent à joncher les trottoirs.
C’est un dimanche engourdi par la fatigue d’un voyage, par un retour trop rapide au climat gris et frais de septembre.
Paris est engorgé de voitures, nous roulons sans penser, à la recherche d’un havre de paix, d’un oasis qui nous rappellerait les vacances, qui nous ferait repartir dans une atmosphère d’ailleurs.
Sur notre chemin, La Closerie des Lilas apparaît comme un îlot propice à l’accueil des voyageurs égarés. Dès l'entrée, l'ambiance feutrée et rassurante apaise nos âmes en quête de bien-être. Tout imprégnés de la lumière discrète et tamisée de l’endroit, nous nous fondons dans le paysage des habitués. Accoudés au magnifique bar en bois massif, nous contemplons le reflet des bouteilles alignées devant les vastes miroirs. Les seaux à champagne transpirent leur glace fraîche, les garçons intemporels s’exécutent tranquillement dans les coulisses du bar. Rien à voir avec ces endroits à la mode ou le décor est aseptisé et l’air artificiel. Ici, il y a encore une âme.

On perçoit l’ombre des personnages célèbres qui ont usé l’endroit de leur talent. De Picasso à Hemingway, les traces de leur passage imprègnent encore ces lieux magiques. On s’attend à les voir entrer et s’asseoir à leur table préférée.


L’Irish Coffee, probablement l'un des meilleurs de Paris, nous est servi avec classe et respect des traditions. Arc en ciel de couleurs et crème fraîchement battue nous invitent à déguster religieusement la divine boisson.

Le pianiste joue un air de « que reste t’il de nos amours » sur fond de bavardage discret des clients attablés.
Le moment est exquis, aussi délicieux que la tarte aux fruits rouges.
Les clients du dimanche, aussi chics et bien mis que le quartier, prennent le temps.
Comme nous, ils respirent le moment et écoutent les battements de cœur authentiques de la Closerie, un lieu sans doute unique à Paris.

mercredi

Aux deux colombes : quand Jean Laurent Cochet sert Sacha Guitry


Une trouvaille d'un maître illustre, amoureux à lui seul du théâtre entier, professeur érudit, metteur en scène et comédien, Jean Laurent Cochet nous sert du Guitry trois étoiles, usant de l'art qui lui est cher de ne pas jouer, mais de se délecter à dire les plus grands dans un souffle et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas qu'il n'est pas nécessaire de crier au théâtre.

La salle, dupe et complice, entre dans son jeu dès les premiers instants. La magie opère, inonde de plaisir et régale l'assistance.

Un talentueux quatuor féminin virevolte autour d'un homme l'observant avec cynisme et intelligence. Trompés et trompeurs sont manipulés au rythme des sentiments humains dont la comédie se joue. Un texte rare, truculent, savoureux, oublié. Une délicatesse que seul un Sacha Guitry peut distiller, d'un modernisme troublant. Un boulevard aux allures de grande avenue, applaudi à l'unisson, couronné de bravos, qui suscite la joie comme il éveille l'émotion. Il serait dommage de s'en priver. Et si l'on vous demande ce que vous faisiez hier soir, vous pourriez répondre fièrement : "Moi, j'étais au théâtre" !.


Aux deux colombes De Sacha Guitry

Adaptation et mise en scène : Jean-Laurent Cochet

Avec Jean-Laurent Cochet, Marcelline Collard, Catherine Griffoni, Anne-Marie Mailfer, Paule Noël

Jusqu’au 15 août : du mardi au samedi à 20h30, matinée du samedi à 17h30
http://www.theatrelapepiniere.com/

lundi

Join me : t'es où? C'est fini grâce à l'appli Iphone

L'Iphone est tellement intuitif qu'il améliore le quotidien de quiconque, même belge, même blonde !
Que faisait-on avant? On se le demande.
Belle réussite que de créer un produit encore utile dans un monde saturé de gadgets.

" Monsieur Watson , veuillez venir dans mon bureau , je vous prie" fut la première phrase transmise le 10 mars 1876 par le premier téléphone de Bell.
Aurait-il imaginé que son invention ne cesserait d'évoluer et nous permettrait aujourd'hui d'échanger des photos, de traiter du courrier électronique, de s'orienter en rue, d'écouter de la musique, de calculer, de s'informer... Et pourtant entre Graham Bell et Steve Jobs, il n'y a que 130 ans.

Le nouvelle révolution, ce sont les "appli", applications en tous genres qui fleurissent chaque jour dans l'Appstore (boutique des applications Iphone). On en dénombre plus de 65.000 pour 1,5 milliard de téléchargements, certaines gratuites, d'autres payantes, pas toutes utiles mais souvent répondant à une question existentielle de l"Homo telephonus mobilus" : quel temps fait-il? Le périph est-il fluide? Où suis-je? Qu'est ce qu'on mange ce soir ???

Les nouveaux usages font le nouveaux utilisateurs, et inversément.
A chacun sa préférence.
En voici quelques-unes :




Indispensable et gratuit : Premiere, pour voir les extraits et suivre l'actualité ciné








Parisien et pas cher : I and the City de NAVX, plus de 3000 adresses géolocalisées à Paris




Pratique et gratuit : Join me de Mobya, pour éradiquer le très actuel sms "t'es où?" et voir arriver la personne que l'on attend












Nouveau à tester : Instant Pay pour se faire rembourser facilement et rapidement.


Et vous, laquelle préférez-vous ?

dimanche

Echauffements climatiques : humour vert au théâtre Fontaine

Une éco-citoyenne et son pollueur de mari s'installent dans un immeuble parisien criblé de dettes. Ses habitants devront relever le défi du développement durable pour sortir de l'impasse. Les esprits s'échauffent, les clans se forment, les mauvaises habitudes résistent...

Un sujet original hors des sentiers battus du rire pour une comédie énergique servie par des personnages sympathiques, burlesques, exploités à l'extrême et portés par une talentueuse équipe.

A l'affiche mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 21h00 jusqu'au 30 août 2009
Théâtre Fontaine 10, rue Fontaine, 75 009 Paris Plan d'accès


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samedi

Voyage aux confins de l'univers : extraits video

Suite à l'article précédent et face au succès retentissant remporté par ce documentaire hors du commun, il est malheureusement impossible pour l'instant d'accéder à la version VOD sur la toile. En espérant que France 5 mette à jour rapidement son site catalogue, les nombreux spectateurs déçus peuvent découvrir des extraits de ce passionnant récit. De quoi patienter... mais pas des années lumières !

Partie 1 : au départ de la Terre



Partie 3 : Neptune


Partie 4 : de l'étoile au trou noir

Partie 5 : jusqu'au Big Bang

mercredi

Le DOUDOU pour les nuls !



La fête n'est pas un attribut exclusivement belge, mais il faut reconnaître qu'en cette matière nous ne sommes pas les derniers...
Déclarée "patrimoine oral et immatériel de l'humanité", la Ducasse de Mons en est un bel exemple.

Plus communément appelée "Le Doudou", nom familier donné au Dragon (ou Lumeçon, figuré avec bonhomie cf photo) censé terrasser Saint-Georges, la joyeuse célébration entraîne la population de la ville de Mons (Hainaut) en liesse chaque année à la Trinité. Au programme, des milliers de personnes envahissent une ville paisible pour siffler des litres de bières (squetter des pintes) et dévorer des saucisses en tous genres (minger des crasses) pendant une période de 4 (voire 6) jours au rythme des cérémonies d'un folklore perpétré depuis le moyen-âge.
L'enjeu est de taille : sauver la ville ! Pour cela, le "Car d'Or" transportant les reliques de Sainte-Vaudru, patronne de la ville, devra monter sans encombre une rue pentue et pavée poussé par une foule de volontaires déterminés et Saint-Georges (le Bien, protégé par les Chinchins) devra sortir vainqueur de son combat avec le Dragon (Le Mal et ses acolytes Diables et Hommes de Feuilles) sur la Grand Place. A l'issue de la lutte, on retourne à la fête au son de l'entêtante"Musique du Lumeçon" après s'être écrié "in v'là co pou in an"... ouf, sauvés pour cette année ! Rendez-vous au 30 mai 2010.

La Ducasse de Mons en détail est même sur Wikipedia.


Voyage aux confins de l'univers : les martiens, c'est nous !


"Voyage aux confins de l'Univers", l'incroyable documentaire proposé par Yavar Abbas, nous embarque dans le plus sidérant voyage intersidéral jamais effectué par l'homme. Réalisé en images de synthèse, ce reportage bluffant d'1h30 nous porte aux frontières des connaissances à la vitesse de la lumière.

Diffusée par France 5, l'émission est disponible cette semaine gratuitement en VOD et rediffusion ce dimanche 5 juillet à 20h35.

jeudi

Les bons plans parisiens : le site Mylittleparis.com

A mettre en mémoire, ce site Web est précieux ! Il nous dévoile même le secret des soldes pour Hermès, ce n'est pas rien !
Actuellement, jeu concours pour gagner des places en finale à Roland Garros et soldes presse chez Zadig & Volataire.
Les bons plans, ça se partage sur Mylittleparis.com

vendredi

Sade / Nietzsche : le Crépuscule des idoles rencontre La Philosophie de boudoir au Guichet Montparnasse


De la rencontre improbable du "Crépuscule des idoles" de Nietzsche et de "La philosophie de boudoir" de Sade, est née une pièce parfaitement originale créée par le comédien et metteur en scène Stéphane Russel pour le Guichet Montparnasse. Belle réussite que cette adaptation confrontant deux auteurs à priori diamétralement opposés. La mise en scème inventive de Stéphane Russel assisté d'Emma Barcaroli donne toute sa force au texte et à l'interprètation des quatre comédiens : Tanja Czichy, David Arveiller, Martine Logier et Jean Hache.



Un spectacle iconoclaste et provocateur, intelligent et riche où le bien et le mal forment un tout bousculant nos préjugés moraux et invitant notre esprit à une gymnastique intellectuelle salutaire.




A voir au Guichet Montparnasse, du mercredi au samedi à 22h jusqu'au 16 mai 2009.
Tarif réduit : 9€ http://www.billetreduc.com/27754/evt.htm

(groupe Facebook : La philosophie dans le boudoir)


Interview et extrait video : http://www.philosophieboudoir.com/

dimanche

Tigran Hamazyan en concert le 12 mai 2009 au Carré Bellefeuille de Boulogne Billancourt



BeB sortie !



Rendez-vous le 12 mai 2009 au Carré Bellefeuille pour découvrir Tigran Hamazyan en live (voir article précedent) dès 20h30.




Son trio assurera la première partie du pétillant quartet des frères Moutin : "Moutin Reunion Quartet" (Prix Django Reinhard 2005, Victoires du Jazz 2006)

Extrait video


Possibilité d'acheter ses places en ligne au tarif de 20€ (Fnac 22€).

samedi

Googlefight : clin d'oeil à la googlelisation






La blonde bat la belge, en tous cas sur Google.


Nouveau petit gadget sympa ludique, Googlefight organise des duels de tags. (Merci Adrien pour l'article sur la Googlelisation)


Utile pour connaître la fréquence d'apparition d'un mot-clé sur le célébrissime moteur de recherche.


Alors, fromage ou dessert ? Pierre ou Paul ? Paris ou New-York ? Pluie ou soleil ? ... A vous de voir.


http://www.googlefight.com/




Plus pro, le KeywordToolExternal est un générateur de mots-clé pratique pour améliorer le référencement.




"Leaving Paris", le leçon de piano de Tigran Hamasyan

Bouleversantes notes, gouttes de pluie d'été dans l'âme. Tygran Hamasyan, jeune prodige arménien tombé dans la musique avant de faire ses premiers pas, invente un nouvel univers jazz d'une poésie subtile et profonde. Du haut de ses 22 ans, il jongle et expérimente une musique contemporaine aux accents électro, mâtinée d'influences world folkloriques. Autant de créations que d'aventures et d'histoires racontées avec force et précision. Impressionante synthèse musicale à boire jusqu'à la lie.

mercredi

Chamboultout.org : ça détend !


Marre de la politique ? Quelques têtes de turc à croquer ? C'est comme à la kermesse !
A essayer sans tarder.
Bon ball trap à tous !


PS : on peut couper le son !

lundi

Armelle invente l'Armélie

Pépite du catalogue de JMD production, le spectacle d'Armelle, actuellement en tournée, manque déjà aux scènes parisiennes. Seule dans un décor et une mise en scène incroyablement sobres et efficaces, l'attachante Maéva de Caméra café anime l'âme d'une galerie de personnages ciselés avec intelligence dans du cristal pur et élégant. Simplement bravo.

samedi

La Caravan Palace au Carré Belle Feuille

CARAVAN PALACE - Jolie Coquine





Ambiance débridée des l'entrée en scène des talentueux musiciens de la désormais célèbre Caravane Palace, indéfinissable band parisien.
La salle du Carré Bellefeuille, nouveau lieu tant attendu à Boulogne, était bondée.
Dans un genre carrément nouveau, cocktail pafaitement savoureux aux couleurs swing, jazz, electro, manouche et Cotton Club, les virtuoses de Jolie Coquine ont d'emblée enflammé le public rapidement conquis par l'explosion de joie délirante caractéristique empreinte de leur univers musical. Impossible de résister tant le tourbillon de notes et de rythmes emporte l'âme dans une spirale jubilatoire et délicieuse.


Sur scène, les protagonistes (alias Charles Delaporte: contrebasse, programmation - Arnaud Vial: guitare, programmation - Hugues Payen: violon, programmation, scat - Colotis Zoé: chant - Chapi: clarinette - Toustou: machines) fusionnent avec leur instrument et transmettent avec force la transe d'un dialogue effréné de maestri. Envoutement garanti.



Leur premier album est un régal de bonne humeur qui s'écoute d'une traite comme on boit une bière fraîche pour étancher sa soif!

En tournée, la caravane passe et entraîne dans son sillage une gigantesque farandole humaine.
















mercredi

Des bons Bonimenteurs

Un Casino de Paris "à Paris" plein à craquer ovationnait hier soir Didier Landucci dit "Ducci"et Jean-Marc Michelangeli, alias "Les Bonimenteurs". Ces deux virtuoses d'improvisation, périlleux exercice de style pour les comédiens particulièrement inspirés par les contraintes farfelues griffonnées à l'entrée par le public sur des petits papiers de couleur, ont une fois encore prouvé que talent et créativité constituent les ingrédients essentiels d'un spectacle réussi.
Les personnages naissent, les idées fusent, les histoires fabulent au rythme des "pouêt-pouêt" du public-arbitre avant de disparaître en oeuvre éphémère dont seules les mémoires présentes témoigneront. Alliant gags, poésie, clown et comédie, les protagonistes jonglent avec les mots (dans le respect rare de la langue française !) et plongent dans l'univers surréaliste qui leur tend les bras...belle marquise sur la banquise vivra.... A voir, donc, voire à revoir !
Prochain rendez-vous le 25 janvier 2009 au Casino de Paris : représentation exceptionnelle avec les comédiens de l'EFIT et, pour notre grand bonheur, l'inégalable humoriste belge François Pirette en guest star.




Clip Les Bonimenteurs
par LesBonimenteurs

(DVD en vente dès à présent)

Un clin d'oeil à la pétillante Annadray (contraction d'Anna et d'André son grand-père) qui eut la lourde tâche d'assurer la première partie du duo avec un extrait de "One nana show". Son monde de nanas rebelles aux contes de fées finira par faire mouche dans un délire sensuellement chanté entre mère et maîtresse : "Viens dans ma cuisine".

samedi

Molière, Beaumarchais, Victor Hugo, et vous..." une imposture signée Lionel Pellerin

Le 13 octobre dernier, une soirée "exceptionnelle" était annoncée au mythique théâtre Marigny. A l'affiche : "Molière, Beaumarchais, Victor Hugo, et vous..." de et avec Lionel Pellerin.


On se demande encore par quel miracle un tel spectacle a pu arriver à l'affiche du Marigny !

Un semblant de mise en scène, un comédien cabotinant entre femme et maîtresse nous entraîne dans une farce policière improbable avant de nous plonger sans autre transition dans l'univers des plus grands auteurs. Surprise. Les comédiennes, probables faire-valoirs judicieusement utilisés pour distraire la salle disparaissent avec l'intrigue dans le premier quart d'heure. Sous une salve de fables récitée à la va-vite, les véritables spectateurs, ceux qui ce soir là venaient par mégarde, sombrent dans un doute existentiel profond: que font-ils là?

Resté sur scène, Lionel Pellerin, investi de lui-même, assassine la littérature avec désinvolture et confiance. Seuls les premiers rangs, famille, amis courtois et invités influents, s'amusent des transitions de bas étages entre chaque texte : "le théâtre n'est plus ce qu'il était ... les one-man show le pollue... quant à Fabrice Luchini, il ne serait qu'un amateur ! " C'en était trop pour le reste de la salle ignoré, insulté tant par l'absence de talent que par l'insoutenable suffisance de son preneur d'otage. Le balcon se mit à huer ce qui n'empêcha pas l'imposteur heureux de terminer son oeuvre inconscient du préjudice qu'il venait d'infliger à Baudelaire, dernière de ses victimes.

Plus inquiétant est de lire sur le site Etoilecasting (!) que le même Lionel Pellerin, présenté comme "auteur, réalisateur, Président de la Compagnie des Arts et des Lettres de Paris (?)" (à ne pas confondre avec l'Ordre des Arts et des Lettres !), "reprend sa classe de Direction d’Acteur" ! On comprend donc qu'il ne prend pas de cours mais qu'il en donne ! Un comble.

A La Fontaine, bien sûr, de conclure...

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" Les Animaux malades de la peste.

lundi

Les étoiles montantes : la Table de Roscanvec

La revue "Marie-Claire" du mois d'août avait vu juste en consacrant une rubrique aux jeunes chefs de l'Ouest. Impossible pour une gastronome de résister à la tentation de découvrir une nouvelle adresse prometteuse. N'étant pas seule à avoir retenu l'adresse, il est bon de noter que la réservation s'impose pour accéder à cette table gourmande. Si le premier contact semble un peu froid et la déco sortie d'un vieux roman de gare, l'ambiance se détend dès les amuse-bouche. Incontournable en guise d'apéritif, le verre de moelleux de la région nantaise (cépage du sud-ouest et vinification façon Yquem... what else !). Plusieurs menus offrent une dégustation pour toutes les bourses (de 20€ pour le menu déjeuner à 70€ pour s'envoler selon les 6 fantaisies du Chef, Thierry Seychelles, élu meilleur jeune chef de Bretagne en 2007 par le guide Champérard.) La carte des vins fait la part belle aux petits producteurs forts en qualités, doux en prix. (Joyeux côte du Lubéron - Château La Verrerie 2004 )
Dans l'assiette, le culte des produits régionaux, de belles propositions colorées, épicées (timidement!!!), recherchées dans leur texture et inattendues ( fleurs et tourteaux, abricots et câpres, sorbet au brie, framboises et basilic...). Extase au dessert et si l'authentique Kouign-Amann décourage les raisonnables chasseurs de calories, l'émulsion d'ibiscus sur fruits rouges et fromage blanc de producteurs locaux, ravivée de sorbet basilic n'en est pas moins un régal.

La table de Roscanvec - 17 rue des Halles - 56000 Vannes - 02 97 47 15 96

dimanche

Magie en mer : Belle île


La Bretagne sud, c'est beau, certes mais un peu froid tant dans l'air que dans l'âme des habitants. Au loin, une large bande de terre sauvage appelée non sans raison "Belle île" est le plus magnifique des endroits de la région. Seul obstacle au bonheur : le prix prohibitif des trajets en bateau (compter 20€ par personne 100 € par voiture aller simple !). Il faut donc y aller et y rester ! Comme le paradis se mérite et que la voiture est bien sûr restée sur le continent, il faudra pédaler pour explorer de long en large ce bijou de mère nature. Chics et chers mais pratiques, les buggys et autres méharis ont envahi l'île à la grande joie des jeunes couples batifolants cheveux au vent. Entre criques aux eaux couleur tropiques et paysages sauvages à la bruyère, les petits villages mènent à la ville où les sourires rayonnent. Après minuit dans les petits bars, pour les taxis il est trop tard ! Stupéfaction, il y a toujours un habitué de la région pour vous sauver la mise et vous reconduire au bercail. Comme ils l'aiment, leur île, les bellilois et comme ils sont fiers de vous voir l'apprécier. Il y en a pour tous les budgets, du célèbre Castel Clara (quelle déception !) à la chambre d'hôte.
Pour les bons plans, deux adresses à ne pas rater :


Ce deux étoiles aux allures de grande maison de famille offre, dans son décor suranné, simple confort, extrême propreté et surtout un sevice client digne d'un palace ! Le Marie-Galante, son restaurant avec vue panoramique imprenable sur une des côtes les plus sauvages, propose une cuisine simple et savoureuse servie avec classe et raffinement.

Pour le dîner, Le Goéland, en bord du port du Palais, vous régale de ses produits ultra frais et travaillés avec respect et inventivité.

Dernier verre au " P'ti peinard" avant de se faire raccompagner.
Jamais vu un tel bleu, pas étonnant de croiser des artistes à Belle Ile.